Quelques réflexions alors que s’ouvre la campagne officielle des élections législatives.
Sur le plan local, on ne peut qu’être satisfait de voir Rachida Dati prendre définitivement acte de l’investiture de François Fillon dans la 2° circonscription de Paris. Il est dommage que cet acte d’unité revendiqué par elle s’accompagne d’une nouvelle pique à son égard en affirmant qu’elle aurait pu se présenter et le faire battre.
Sur le plan national, les déclarations belliqueuses de certains de nos leaders sont de moins en moins acceptées par l’électeur plus attentif aux questions de fond que de forme. Les premiers pas de nos nouveaux gouvernants devraient donner matière à réflexion aux Français.
La Ministre de la justice, Christiane Taubira, a ainsi inauguré ses fonctions en consacrant sa première visite aux détenus et en annonçant la suppression du tribunal correctionnel pour les adolescents récidivistes de 16 à 18 ans risquant plus de 3 ans de prisons ferme. Pas un mot de compassion pour toutes les victimes d’agression.
Et que dire du couac de Vincent Peillon sur le retour à la semaine de 5 jours à l’école annoncé sans avoir engagé la moindre concertation avec les enseignants et les parents d’élèves.
Sur le plan européen, le plaidoyer du Président de la République, François Hollande, pour l’adoption des « eurobonds » ne peut que se heurter au refus d’Angela Merkel qui ne peut accepter de mutualiser la dette européenne dont l’Allemagne serait la première contributrice. Elle sera d’autant moins convaincue de faire un geste vis-à-vis de la proposition française que le gouvernement Ayrault s’apprête à relâcher l’effort de rigueur engagé par le gouvernement Fillon.
Le projet de retour en arrière sur les retraites constitue à cet égard un dangereux signe de relâchement comme les annonces d’accroissement de la dépense publique financée par une augmentation de la pression fiscale.
La position extrémiste de la France risque de nous isoler au sein de l’Europe et de porter atteinte à notre crédit.
Les Français marquent déjà leur attention aux premiers pas des nouveaux dirigeants en accordant selon un récent sondage qu’une très courte avance au PS sur l’UMP pour les législatives.
Il nous faut absolument combattre l’abstention afin de le scrutin des 10 et 17 juin n’accorde pas les pleins pouvoirs à la gauche.
L’UMP et le Nouveau Centre se doivent de tracer aux électeurs des perspectives réalistes d’action pour les 5 années à venir afin de constituer demain un contre-pouvoir
