Michel DUMONT

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Accueil / Paris


lundi, 11 mars 2013

Edito du 10 mars 2013

Le Gouvernement s’est enfin décidé à lancer le projet de construction des nouvelles lignes de métro encerclant la capitale ainsi que l’extension de la ligne 14 intra-muros.

Laissons à Jean-Marc Ayrault le plaisir de s’en attribuer la paternité en rebaptisant le projet GRAND PARIS en NOUVEAU GRAND PARIS.

Objectif : 200 kms de lignes nouvelles à l’horizon 2030 ; c’est à quelques nuances près la reprise intégrale du projet du Gouvernement Fillon.

Saluons néanmoins cette décision pragmatique qui donne un signal fort sur le plan économique.

Les élus parisiens resteront attentifs au financement des travaux indispensables d’amélioration des lignes de métro existantes qui présentent de fortes dégradations.

A cet égard, gardons présent à l’esprit le mauvais exemple de la SNCF privilégiant la construction du TGV à l’entretien du réseau existant avec les conséquences que nous connaissons.

Les piscines parisiennes souffrent elles de la prolifération d’un champignon tenace ou tout simplement d’une absence de politique de la ville ?

11 piscines fermées sur les 38 de la Capitale.

Le Maire de Paris se défend en invoquant l’âge moyen des établissements proches de 50 ans.

Mais pourquoi n’a-t-il rien entrepris pendant 2 mandatures qui auront duré 13 ans.

Pas un seul plan de restructuration de ces bassins et seulement en 2013 un audit décidé à la hâte pour une analyse de la situation.

Pourquoi s’est-il abstenu de favoriser la reconstruction de la piscine Deligny que j’avais défendue avec mes collègues du 7e arrondissement ?

Pourquoi n’avoir pas recherché une solution pour la réhabilitation de la piscine Lutétia ?

Autant de projets bloqués par Bertrand Delanoë au profit de ses grands chantiers personnels.

Aujourd’hui pour le 7e la piscine Emile Antoine, seul établissement de proximité disponible, est de nouveau fermée.

Pourquoi une nouvelle fermeture après quelques mois de remise en service ?

Pour une raison simple, un manque de volonté politique de la ville d’investir dans ce bassin et ce centre sportif que des projets immobiliers programmaient la destruction.

Le bilan de l’ère Delanoë en matière de « bien vivre » se révèle négatif. Une voirie en décrépitude, des espaces verts mal entretenus, une propreté de l’espace publique médiocre, sans oublier une politique d’équipements publics discriminatoire envers les arrondissements de droite.

Le changement en 2014 est indispensable.

dimanche, 3 mars 2013

EDITO du 4 mars 2013

Le vote des Italiens accordant 26% des voix au Mouvement 5 étoiles qui se retrouve avec 109 députés la 3° force politique du pays est le signe de la flambée populiste qui se fait jour dans les pays traversés par une crise de confiance des citoyens dans leur classe politique.

Nous devons prendre garde à ne pas laisser la France sombrer dans cette spirale infernale.

C’est donc à un véritable exercice de conscience auquel nos mouvements politiques doivent procéder.

Il faut tout d’abord des élus irréprochables sur tous les plans, notamment sur celui du comportement.

La fonction élective doit s’entendre comme étant au service de la population et non au service de son ambition personnelle ; La dérive médiatique de ces dernières années est incompatible avec la mission de service public.

Il faut ensuite des élus totalement impliqués dans leur mission. C’est pourquoi le principe du non cumul des mandats doit être adopté sans délais.

Il faut enfin des élus immergés dans la vie économique et sociale en prise direct avec la « vraie vie ». Le décalage grandissant entre les professionnels de la politique et la population constitue le terreau d’une incompréhension.

François Fillon a lancé mardi soir à la Mutualité un message d’avenir aux Français avant de « partir à leur rencontre pour écouter leur attente ».

Cette réunion constitue la première pierre d’un engagement qui le conduira à l’élection présidentielle de 2017 pour laquelle il présentera aux Français un projet de rénovation du pays.

Quelle que soit notre déception de ne pas le voir se porter candidat à la Mairie de Paris, nous devons saluer ses convictions.

Etre Maire de Paris, c’est être à plein temps au service des parisiens.

Bertrand Delanoë vient de lancer une grande campagne de communication sur la propreté « nous pouvons faire le maximum mais pas l’impossible ». Il est surprenant de voir le Maire de Paris se dédouaner ainsi.

Je dénonce depuis le début de sa mandature l’insuffisance des moyens mis en œuvre par la ville pour l’entretien de l’espace public. La régularité du nettoyage des voies du 7° arrondissement ne peut être assurée faute de personnels en nombres suffisants.

A cet égard, le projet du marché d’enlèvement des déchets ménagers ramenant de 7 à 6 jours la collecte (voir précédent édito) ne pourra qu’avoir un effet négatif pour nos quartiers. Je suis satisfait d’avoir été le seul à voter contre ce projet en conseil d’arrondissement et d’avoir ensuite convaincu mes collègues UMP du Conseil de Paris de le rejeter également.

Et que dire de l’absence de réparation des chaussées constellées de trous dangereux. Un récent passage avenue de Tourville m’a conduit à saisir les services de la voirie d’une demande urgente de réparation aux abords des Invalides. Celles-ci sont en cours.

Etre Maire d’Arrondissement, c’est aussi cela !

C’est pourquoi je m’engagerai résolument aux élections municipales dans la reconquête de notre ville en proposant aux parisiens du 7° arrondissement une politique vraiment à leur service.

dimanche, 17 février 2013

Intervetion à la séance du Conseil de Paris du 11 février 2013

Séance du Conseil de Paris du 11 Février 2013 / Intervention sur la délibération DPE 14 relative au marchés de collecte des déchets ménagers.

M. Michel DUMONT. - Merci, Monsieur le Maire. Monsieur le Maire, quelle est la qualité remarquable que vous mettez en exergue en introduction de votre projet de délibération ? Peut-être le fait de ne pas avoir tranché entre régie municipale et prestataire extérieur ; bel exemple de choix politique !

Le marché de la collecte par des prestataires extérieurs est effectivement renouvelé en 2014, mais quel empressement à trancher aujourd’hui cette question ?

Vous nous dites qu'une concertation a été engagée avec les élus des arrondissements concernés depuis un an. Elle a dû être extrêmement discrète, nous n'en avons jamais entendu parler.

Vous proposez de modifier la répartition des lots pour une meilleure concurrence : cinq lots dans le marché actuel, cinq lots dans le marché futur, la subtilité est très forte, mais en réalité, votre objectif principal est de réduire la collecte sur six jours en 2019 et peut-être dès 2015. Vos explications, d’ailleurs, sont assez confuses, puisque vous indiquez dans un paragraphe que "des anticipations localisées seront possibles dès 2015" et dans un autre que "vous exigez des candidats qu'ils rendent au terme de la première année et au cours de la troisième année d’exécution du marché une étude présentant des propositions d’adaptation de l'organisation de la collecte". Or, si je calcule bien, la première année sera en juin 2015, donc là, confusion dans vos explications.

Vous voulez également mieux prendre en compte les rythmes et les temps de chaque arrondissement. Difficile à envisager dans une collecte ramenée de sept à six jours, mais en excluant les secteurs à forte activité dominicale. Les circuits de collecte et les horaires sur sept jours nécessitent déjà un ajustement minutieux que votre projet risque de déséquilibrer au détriment du cadre de vie des Parisiens.

Une collecte sur six jours, c'est une collecte du lundi encore plus longue, donc plus perturbante pour la vie des quartiers, c'est aussi une contrainte pour les résidents d'immeubles qui ne disposent pas de local pour entreposer les containers, d’autant plus si ce projet aboutissait à leur imposer des containers de plus grande capacité.

C’est aussi une contrainte en matière d’hygiène, avec la conservation de déchets pendant plus de deux jours, avec le risque supplémentaire de voir des dépôts s'accentuer sur la voie publique, et notamment dans les corbeilles de rue. Alors, quelle qualité de service aux Parisiens ce nouveau marché doit-il apporter ? Je n'en perçois aucune. Bien au contraire, uniquement des contraintes supplémentaires pour les Parisiens. Par contre, je perçois à travers ce projet des souhaits de réduction budgétaire, alors que la taxe d'enlèvement des ordures ménagères dégage chaque année un excédent non négligeable.

Vous rogner, Monsieur le Maire, sur les dépenses courantes : - propreté ; nous sommes définitivement la ville la plus salle d’Europe ; - voirie ; nos rues sont constellées de trous ; je peux vous en faire une liste qui concerne l'ensemble des arrondissements ; - espaces verts ; un entretien qui laisse fortement à désirer ; il n'y a qu'à voir celui du Champ-de-Mars.

Par contre, aucune retenue financière pour vos projets pharaoniques : place de la République, voie sur berge, rive gauche.

Deux poids, deux mesures.

Monsieur le Maire, prenez un peu plus en considération la vie quotidienne de vos concitoyens ; ce projet doit être retiré pour être de nouveau étudié, nous avons largement le temps, d'ici juin 2014.

Dans ces conditions, si vous maintenez ce projet, nous voterons contre.

dimanche, 20 janvier 2013

Edito du 20 janvier 2013

La semaine qui se termine a vu fleurir à droite nombres de « candidatures de témoignage » à la Mairie de Paris ou aux Mairies d’Arrondissement donnant fortement l’impression d’une course à la première annonce de peur de rater la ligne de départ.

Ces vocations soudaines quelle qu’en soit la légitimité ne sont pas de nature à donner aux parisiens une image attirante de l’opposition municipale. On comprend la satisfaction affichée par la gauche devant ce spectacle.

Se porter candidat à la Mairie de Paris ou à la Mairie d’Arrondissement ne relève pas d’une simple offre d’alternative comme l’énonce un entrefilet journalistique.

Il s’agit d’une démarche politique basée sur des convictions, sur des projets et sur une conception de l’engagement politique auprès de ses concitoyens.

C’est le sens que j’ai toujours donné à mon action municipale et que je continuerai à lui donner.

L’organisation de « primaires ouvertes » aussi démocratique qu’elles puissent apparaître au premier abord peuvent se révéler un piège mortel. La campagne électorale qu’elles généreront, s’additionnant à celle du deuxième round de la présidence de l’UMP, risque de laisser la droite déchirée offrant un boulevard au candidat de la gauche.

La défiance grandissante des Français envers les institutions politiques révélée par une récente enquête du Centre de recherches politiques de Sciences PO doit nous faire réfléchir à notre mission ; l’éloignement des élus des préoccupations quotidiennes de leurs concitoyens constitue l’un de leur principal reproche .

Nous avons besoin à Paris d’un Chef de File de stature nationale en situation de proposer aux parisiens une ambition nouvelle pour leur ville au-delà des clivages politiques traditionnels en alliant rayonnement et développement mais aussi bien vivre au quotidien.

Un Chef de File qui s’imposera naturellement nous permettant de faire l’économie d’une primaire et de nous mettre immédiatement en ordre de marche.

François Fillon est la personnalité qui incarne le mieux cette espérance pour Paris ; il lui appartient de se prononcer rapidement afin de lancer avec lui notre projet pour Paris.

Ensemble nous pouvons redonner du souffle à notre ville et à ses quartiers. Ne laissons pas passer cette opportunité.

dimanche, 9 décembre 2012

Edito du 9 décembre 2012

Dernière séance du Conseil de Paris, demain lundi 10 décembre, consacrée au vote du budget de la ville pour L’année 2013.

La lecture de la communication que fera le Maire de Paris permet un premier constat, le refus d’intégrer les recommandations de la Cour des Comptes sur l’effort d’économies à réaliser par les collectivités locales.

La Cour des Comptes précisait dans son rapport que depuis 10 ans l’augmentation des dépenses s’explique essentiellement par une hausse des dépenses de fonctionnement, et notamment une hausse des charges de personnel.

Le budget 2013 de la ville affiche au contraire une nouvelle hausse de son train de vie sans pour autant investir à la hauteur de recettes en augmentation dont un nouveau record des droits de mutation avec 1.094 M€.

A relever que depuis le changement de majorité, les attaques sur le désengagement financier de l’Etat et la réclamation véhémente du remboursement de la dette de l’Etat à l’égard de la ville ont disparu.

Le dernier budget d’exercice plein de la mandature laisse à la prochaine municipalité élue en 2014 les nécessaires économies de fonctionnement que nous imposera la dégradation des recettes de la ville.

Il délaisse enfin toute stratégie au service des entreprises et du rayonnement économique de la capitale.

Plusieurs délibérations concernent le 7° arrondissement :

Le déclassement du domaine public de l’immeuble 6 rue Récamier dont ERDF n’a plus l’utilité mais qui abrite l’Espace EDF Electra pour l’organisation d’expositions. L’ensemble immobilier rendu à la ville est maintenu dans ses activités culturelles avec un bail commercial sans aucune concertation avec les élus de l’arrondissement.

-Des conventions avec le Port Autonome de Paris dans le cadre des aménagements des berges rive gauche ; Si nous ne sommes pas opposés au développement de l’activité logistique fluviale avec une escale de transport de passagers au niveau du pont Alexandre III, nous repoussons les deux attributions pour une salle de spectacle et un restaurant.

dimanche, 4 novembre 2012

EDITO du 4 novembre 2012

Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë aborde la dernière année de son deuxième mandat en faisant fi des principes de solidarité et de transparence qu’il nous a assénés tout au long de ces années. Idéologie et postérité semblent aujourd’hui être sa seule source d’action.

Idéologie, avec sa guerre constante contre la voiture et l’automobiliste - n’en déplaise à Arnaud Montebourg - après les suppressions de places de stationnements et la fermeture de la voie sur berge rive gauche, il veut proscrire de Paris les véhicules de plus de 17 ans jugés trop polluants. La prolifération des deux roues à moteur, oh combien polluants dans tous les sens du terme, fruit de cette politique anti quatre roues, est étrangement absente de sa fureur.

Postérité, avec ses projets fastueux du forum des halles, de la place de la République ou des aménagements de la rive gauche. Par contre, pas de projets de crèches ou de foyers de logements pour personnes âgées sauf pour les arrondissements de gauche. Quant au logement social, il est souvent plus présent en terme de réalisation dans la communication que sur le terrain lorsque l’on relève dans les quartiers le nombre de panneaux annonçant des réalisations restées sans lendemain.

Toutes ces opérations fastueuses ont un coût que les Parisiens continueront de payer après son départ.

Si Standard & Poor’s confirme la note AA+ de la Ville de Paris, c’est néanmoins avec une perspective négative soulignant que la ville va s’endetter lourdement d’ici 2014 notamment avec les réaménagements des quartiers Clichy-Batignolles et de la rive gauche.

Il est à craindre de surcroît que la manne considérable des droits de mutation sur les ventes immobilières de ces dernières années subisse une baisse importante avec la crise actuelle. Mais c’est une autre équipe municipale qui aura la lourde charge d’en expliquer les conséquences aux parisiens en terme de restriction de services ou de hausse de la fiscalité locale.

L’opposition municipale ne doit donc pas tarder à se mettre en ordre de marche pour présenter aux parisiens son projet 2014-2020 pour la ville. Nous n’aurons pas trop des 18 mois qui nous séparent des municipales de mars 2014 pour dresser le bilan des deux mandatures de gauche et proposer un plan de redressement de notre ville alliant dynamisme économique et bien vivre ensemble.

dimanche, 7 octobre 2012

EDITO du 7 octobre 2012

Qu’y a-t-il de commun entre les Berges de la Seine et le Grand Paris ?

L’utopie et la gabegie socialiste.

Le Maire de Paris a fait de la fermeture à la circulation de la voie sur Berge Rive Gauche le projet majeur de la fin de son deuxième mandat.

Rien n’est trop beau pour ce projet mégalomane qui va engloutir plusieurs dizaines de millions d’euros chaque année en plus de ceux dépensés en aménagements (voir éditos précédents sur la page PARIS).

Peu importe les conséquences en termes économiques pour la ville, ses habitants, ses emplois.

Peu importe les nuisances de toutes natures qui perturberont la vie des riverains des quais hauts.

Seul compte le festif, unique préoccupation de la gauche parisienne.

A l’opposé, le Grand Paris porteur de perspectives d’avenir en termes de développement pour notre métropole est enterré.

Le Gouvernement socialiste a refusé d’inscrire dans la Loi de programmation budgétaire 2013-2015 le milliard d’euros nécessaire au lancement du Grand Paris des transports et le STIF (syndicat des transports d’Ile de France) a fait de même en n’inscrivant aucun investissement en matériel roulant.

La non-réalisation d’un métro automatique en boucle autour de Paris met fin au projet de voir se constituer pour les Franciliens des pôles d’emplois et de recherches en Ile de France.

Pourquoi un tel aveuglement à nier les évidences économiques et sociales ?

La place de notre ville, de notre Région, tout comme celle de la France sont menacées d’un déclin économique au sein de l’Europe.

La dimension de la mission de Maire de Paris impose une hauteur de vue afin de projeter la ville vers l’avenir.

Ce n’est pas l’option prise par Bertrand Delanoë.

Il nous appartiendra en 2014 de proposer aux parisiens une autre politique pour notre ville.

dimanche, 30 septembre 2012

INTERVENTION SUR LES VOIES SUR BERGES LA SEANCE DU CONSEIL DE PARIS DU 24 SEPTEMBRE 2012

SEANCE DU CONSEIL DE PARIS DU 24 SEPTEMBRE 2012 INTERVENTION DE MICHEL DUMONT, CONSEILLER DE PARIS, SUR LA DELIBERATION 2012 SG 171 RELATIVE A LA SIGNATURE DE L’AVENANT N°1 AU MARCHE RELATIF A LA CONCEPTION ET PRODUCTION DELEGUEE DE MANIFESTATIONS SUR LES BERGES DE LA SEINE.

Monsieur le Maire, Vous continuez d’avancer à pas feutrés sur ce dossier de la voie sur berge rive gauche : Dépôts de délibérations, retrait de certaines ; il en reste effectivement deux inscrites à notre séance dont celle relative à la signature de cet avenant au marché relatif à la conception et production déléguée de manifestations sur les berges de la Seine ; le mot « rive gauche » a sauté, probablement pour mieux nous endormir.

J’évoquais le fait que vous continuez à avancer à pas feutrés puisque, au jour d’aujourd’hui, comme vient de le rappeler notre collègue Yves Pozzo di Borgo, notre Conseil n’a pas été honoré d’une réponse de votre part sur les réserves qui avaient été exprimées par le Commissaire enquêteur sur la fermeture de la voie sur berge rive gauche et qui avaient conduit le Premier Ministre de l’époque, François Fillon, à donner un avis négatif en l’état de ce projet.

Le nouveau Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’est cru autorisé à lever cet avis négatif malgré l’absence de réponse de la Mairie de Paris. Mais peut-être le Maire de Paris lui a-t-il donné directement les éléments de réponse ; nous serions heureux de les connaitre.

De même, je crois que le nouveau Préfet de Police est revenu sans explication sur les réserves de son prédécesseur sur la maitrise de la circulation automobile au cœur de la Capitale.

Tout ceci, d’ailleurs, s’accompagne du constat de travaux de voirie sur les quais hauts qui sont réalisés sans panneau d’information visible ; là aussi, je suppose, pour mieux endormir les élus et la population.

Je note que notre collègue, Christophe Girard, ne voit aucun inconvénient à exposer les habitants des quais hauts aux nuisances supplémentaires que vont générer les reports de circulation du quai bas sur les quais hauts.

Faisant fi de toutes ces questions de fond, vous nous présentez ce projet qui n’est effectivement pas une reconquête environnementale mais une opération commerciale qui ne veut pas dire son nom. Ne croyez-vous pas qu’en ces temps de crise, en ces temps critiques pour l’activité économique, il serait plus judicieux de suspendre ce projet et de redéployer les quelques 14 millions d’euros affectés à ces manifestations jusqu’en octobre 2015, en soutien au développement économique de notre ville ?

Il est encore temps de faire triompher le bon sens ; nous l’espérons.

En toute hypothèse, nous voterons contre votre projet.

lundi, 24 septembre 2012

INTERVENTION DE MICHEL DUMONT AU CONSEIL DE PARIS DU 24 SEPTEMBRE 2012 RAPPORTEUR DE LA MISSION D'INFORMATION SUR LES MODES ET METHODES D'ATTRIBUTION DES LOGEMENTS SOCIAUX A PARIS

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Je tiens d’abord à remercier Sylvain Garel, Président de cette Mission, et l’ensemble de ses membres, pour ce travail important accompli pendant 6 mois.

Cette Mission d’Information et d’Evaluation nous a permis de faire une photographie très précise de l’attribution des logements sociaux à Paris. Et la conclusion de ce rapport, est que le système du logement social à Paris est à bout de souffle.

L’attribution d’un logement social se fait en trois étapes. Premièrement, une sélection par les agents de la DLH par le biais de filtres sur le fichier AIDA. Deuxièmement, la désignation de 3 candidats par la commission de désignation de la Mairie de Paris ou des Maires d’arrondissement. Enfin, l’attribution du logement par le bailleur social. La désignation est réalisée par la commune, par la Préfecture et par Action Logement, qui disposent d’un droit de réservation en fonction du financement.

Quelle complexité ! Quelle illisibilité !

Comment un demandeur pourrait-il comprendre ce système ? Comment le logement social peut-il accomplir sa mission autour d’une telle complexité ?

Malheureusement, si le système est à bout de souffle, le bilan est particulièrement à charge concernant la Ville de Paris.

Le logement social à Paris, c’est plus de 126 000 demandeurs attendent impatiemment que se libère l’un des 197 414 logements sociaux. Ils peuvent d’ailleurs attendre très longtemps, car nous avons constaté une forte ancienneté de la demande, composée d’un noyau dur de 25% qui attendent depuis plus de 5 ans et qui ne rentrent pas dans les critères de priorité définis par la Ville.

Ensuite, nous assistons à une diminution significative, que dis-je, à un effondrement, du taux de rotation dans le parc social Parisien. En 2011, il était de 4,4% à Paris contre 9% au niveau national. Nous sommes conscients qu’à Paris, quand on accède à un logement dans le parc public, on hésite à le rendre. Ce chiffre révèle l’échec des mutations dans le parc social Parisien. Votre Charte des mutations, dont l’objectif était à 20% des attributions, Monsieur le Maire, Monsieur Mano, est un échec.

Les mutations se heurtent au cloisonnement des logements entre réservataires. Alors qu’il faudrait donner la priorité aux mutations, elles sont de l’ordre du symbolique à Paris. En réalité, dans le parc social Parisien, il n’est pas envisageable de penser à évoluer dans le parcours résidentiel. Pire, il devient très difficile pour les occupants du parc social, d’envisager un autre logement que celui qui leur a été attribué.

Alors que 4 Parisiens sur 5 sont en droit de demander un logement social, leur droit de demander se heurte aux obstacles d’un système rigide. Ils se heurtent à une pression considérable sur les 197 000 logements sociaux.

Monsieur le Maire, vous allez nous répondre que la solution, c’est de construire toujours plus de logements sociaux. Cependant, le nombre de demandeurs n’en sera que plus élevé et la pression toujours plus forte. En réalité, la gestion administrative du logement des Parisiens trouve aujourd’hui ses limites et la conception généraliste du logement social est à réformer.

Ils se heurtent également aux critères d’attribution des logements sociaux. En réalité, Monsieur le Maire, mes chers collègues, à Paris, les critères ont laissé la place au hasard. On demande aux agents de la DLH, avec des critères votés en Conseil de Paris, de sélectionner 10 dossiers sur les 126 000 demandeurs du fichier AIDA. Vous imaginez bien que cette procédure est impossible et qu’il faut jongler avec les critères pour parvenir à ce résultat.

Sylvain Garel avait demandé cette mission pour démontrer que les élus n’interviennent pas dans le processus, contrairement à l’opinion persistante des Parisiens. En réalité, le véritable problème n’est pas le fonctionnement des commissions de désignation ou des commissions d’attribution. Le vrai dysfonctionnement se situe dans la première étape, qui consiste à sélectionner quelques dossiers parmi plusieurs milliers de demandeurs, pour les présenter ensuite aux commissions.

Le terrible constat a été fait par l’ancien Directeur de la DLH, lors de son audition par notre mission. Il nous a dit, je cite : « Dans la phase finale, c'est du tirage au sort qui ne veut pas s'appeler ainsi... ».

Je crois qu’à partir du moment où le hasard dicte les désignations et les attributions de logements sociaux, les Parisiens sont victime d’une terrible injustice.

Mes chers collègues, nous rencontrons tous et tous les jours des demandeurs de logements sociaux en situations difficiles. Après la lecture de ce rapport, vous ne pourrez plus leur dire qu’il y a des critères objectifs d’attribution des logements sociaux à Paris, car ce serait leur mentir.

Je vous invite à aller visiter les locaux de la DLH car le constat est affligeant. C’est un amoncellement de dossiers « papier ». Une informatisation totale est indispensable. Il faut donner plus de moyens à la Direction du Logement et de l’Habitat dont le personnel, avec courage, fait tout pour mener à bien la mission impossible qui lui est attribuée.

La Mission d’Information a également étudié les pratiques d’autres agglomérations comme Rennes ou d’autres capitales européennes comme Londres. Rennes Métropole a mutualisé les différents contingents et a développé un système de cotation très abouti. Chaque demandeur, en fonction de sa situation, se voit attribuer des points qui évoluent en fonction de la date de sa demande. Le Grand Londres utilise un système basé sur le libre choix du demandeur avec un système de points et de logements réservés à certaines catégories. Le demandeur doit alors régulièrement se connecter pour visualiser l’offre de logements sociaux qui lui correspond et postuler.

Dans le cadre des propositions de la Mission, nous avons d’ailleurs recommandé l’instauration d’un système de cotation de la demande, en hiérarchisant la demande par un système de points mais aussi une cotation des logements pour élaborer une politique de mixité sociale équilibrée. Je crois que ce corpus de propositions est de nature à améliorer le fonctionnement des procédures.

Malheureusement, il faudra une véritable réforme du système pour garantir son efficacité et sa transparence.

Avec les collègues de mon groupe, nous avons tenu à ce que soient annexées deux de nos propositions. Nous avons proposé un dispositif ambitieux, qui a le mérite de rendre le système d’attribution plus simple, plus efficace et surtout, plus intelligible pour les Parisiens. Il est construit sur deux niveaux distincts mais complémentaires :

Premièrement, la création d’une Société d’Economie Mixte, à vocation métropolitaine, dédiée à la désignation et l’attribution des logements sociaux. Elle serait issue d’un regroupement de différents contingents et elle permettrait de mieux gérer les mutations.

Deuxièmement, une augmentation du contingent des Maires d’arrondissement car nous pensons que la métropolisation doit s’accompagner d’un renforcement de l’échelon de proximité par excellence.



A l’heure du Grand Paris, au moment de la construction de Paris Métropole, nous pensons qu’il faut métropoliser la gestion du logement social.



Ces deux propositions doivent faire l’objet de modifications législatives. C’est pour cette raison que Jean-François Lamour présente en ce moment même des amendements au projet de loi de Cécile Duflot relatif au renforcement des obligations de production du logement social, visant à permettre la création d’une SEM dédiée à l’attribution de logements sociaux et augmenter le contingent des Maires d’arrondissement.

Monsieur le Maire, Mes chers collègues, lorsque Sylvain Garel a demandé cette mission, il voulait démontrer que les élus n’avaient pas de rôle direct dans l’attribution des logements sociaux. La réalité est bien pire ! C’est le hasard qui a la main sur les désignations de logements sociaux, dans un système totalement incompréhensible pour les Parisiens.



Monsieur le Maire, vous avez créé la commission de désignation de la Ville de Paris, l’ensemble des arrondissements a créé une commission de désignation et le Conseil de Paris a voté des critères… Mais c’est un échec : le système de fonctionne pas, il est opaque et inefficace.



C’est le terrible enseignement de cette Mission et vous ne pourrez pas faire l’économie d’une véritable réforme.

dimanche, 23 septembre 2012

EDITO du 23 septembre 2012

Séance de rentrée au Conseil de Paris demain lundi.

Quelques 800 délibérations sont inscrites à l’ordre du jour donnant une image brouillonne de nos travaux puisque seules quelques dizaines feront l’objet d’un débat en séance.

Nombres d’entre elles n’ont pu être examinées par les Conseils d’arrondissement faute d’avoir été communiquées dans le temps imparti . J’interviendrai comme rapporteur de la Mission d’Information sur les Modes et Méthodes d’Attribution des Logements Sociaux à Paris dont les travaux se sont déroulés sur le 1° semestre.

Mon intervention mettra en lumière le constat d’échec du système d’attribution, le déséquilibre entre l’offre et la demande, le blocage du parcours résidentiel, l’injustice du processus.

Sa publication interviendra après son prononcé lundi après-midi.

Deux délibérations à propos des aménagements et des animations des voies sur berges rive gauche ont été retirées de l’ordre du jour par l’exécutif municipal. Elles devraient être réinscrites à la séance d’octobre.

Ce sera une nouvelle fois l’occasion de s’opposer à ce projet dispendieux pour la ville à un moment où plus que jamais la rigueur financière s’impose et où le bon sens des réalités de terrain devrait l’emporter.

Les réserves du Commissaire Enquêteur qui avaient conduit François Fillon à émettre un avis négatif viennent d’être balayées par Jean-Marc Ayrault sans qu’aucune réponse du Maire de Paris ou du nouveau Préfet de Police ne soit venue apporter des éclaircissements sur les points soulevés.

Cette séance du Conseil de Paris s’ouvre sur la perspective de l’échéance municipale de mars 2014.

Jean-François Lamour n’ayant pas souhaité briguer un nouveau mandat de Président de notre Groupe, c’est Jean-François Legaret qui lui succède après un vote sans appel ; 38 voix sur 48 inscrits (4 Conseillers ne pouvant participer au vote n’étant pas à jour de leurs cotisations).

Un grand merci à Jean-François Lamour pour son action inlassable à porter la voix de notre Groupe et un soutien actif à Jean-François Legaret pour sa nouvelle mission.

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