Michel DUMONT

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Politique nationale

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dimanche, 6 janvier 2013

Edito du 6 janvier 2013

La méthode Coué est devenue la seule stratégie du Président de la République. François Hollande a beau martelé l’inversion de la courbe du chômage dans un an, son incantation restera sans effet ; on ne décrète pas la diminution du chômage. La gauche française reste engluée dans ses contradictions rendant de ce fait impossible pour le gouvernement de mettre en place une politique dynamique de nature à favoriser une reprise de la croissance. La négociation entre les partenaires sociaux sur la sécurisation de l’emploi en est la triste démonstration. La ligne gouvernementale est acrobatique en voulant donner plus de souplesse aux entreprises tout en donnant plus de stabilité aux salariés.

Comment redonner confiance aux entrepreneurs et aux ménages au regard des impôts et des taxes entrant en vigueur en 2013 : gel du barème de l’impôt sur le revenu et nouvelle tranche à 45%, baisse du quotient familial, réduction des niches fiscales, fin de la déclaration au forfait pour les emplois à domicile, surtaxe des plus-values immobilières, contribution sur les pensions des retraités imposables, alourdissement des plus-values de cession de titres, alourdissement de l’ISF.

Comment ne pas être inquiet sur l’avenir de notre pays et des futurs générations devant le dénigrement systématique de ceux qui inventent, produisent, créent de la richesse ; la taxation à 75% des hauts revenus censurée par le Conseil Constitutionnel, et réaffirmée dans sa mise en œuvre par le pouvoir socialiste constitue un signal de démobilisation effarant.

L’opposition et tout particulièrement l’UMP se doivent d’élaborer une plateforme de réformes radicales visant à réduire de façon drastique les dépenses publiques, Etat et Collectivités Territoriales, à favoriser l’investissement productif dans les secteurs porteurs, à redonner du pouvoir d’achat aux ménages en baissant fortement la fiscalité.

Evitons de nous laisser enfermer dans le seul débat de société dans lequel la gauche espère ressouder son unité dans un affrontement partisan.

Un deuxième défi nous attend avec les élections municipales de 2014 à Paris notamment. Allons nous attendre encore plusieurs mois avant d’établir une stratégie de reconquête de notre ville à l’issue de primaires dévastatrices alors que la gauche est déjà en marche. Une victoire à Paris en 2014 n’est pas inaccessible, encore faut-il une volonté politique et un leader.

Nous sommes nombreux à l’espérer et à y croire.

C’est le vœu que je forme pour notre ville en 2013.

mardi, 25 décembre 2012

Message de fin d'année.

Que retenir des derniers jours de l'année. Du départ fracassant de Gérard Depardieu à celui plus feutré de Alain Afflelou, un même cri d'alerte au pouvoir socialiste qui risque de rester sans effet. Des échanges musclés entre Bernard Tapie et Arnaud Montebourg. Bref, la France a retrouvé la gauche de la grande époque. Tournons donc la page 2012 et ouvrons celle de 2013. Bonnes fêtres de fin d'année et meilleurs voeux pour l'année prochaine.

dimanche, 16 décembre 2012

Edito du 15 décembre 2012

Les socialistes sont des gens dangereux.

Au premier chef, le Président de la République, François Hollande, dont l’inconséquence et la duplicité sont en train de dresser les antagonismes d’une société en proie à différents démons.

Son attitude sur la question du « mariage pour tous » est irresponsable.

Après l’affirmation de la clause de conscience pour les Maires devant une assemblée d’élus et son infirmation le lendemain devant les représentants d’une association gay, c’est sur la question de la procréation médicalement assistée que nous assistons à un retournement de position.

2° question de société enfourchée par le Premier Secrétaire du PS, Harlem Désir, dont on sait qu’il n’intervient que sur ordre de l’exécutif présidentiel, le vote des étrangers non-communautaires aux élections locales, sujet sur lequel il pousse subitement les parlementaires socialistes à lancer l’offensive.

Exacerber les passions pour détourner l’attention sur les enjeux majeurs de l’économie est une faute majeure. Telle semble être la politique du pouvoir socialiste pour l’année 2013.

La rue sera donc le lieu d’expression des oppositions de notre société.

C’est porter une lourde responsabilité politique de laisser courir les risques de débordements ; on peut basculer très vite des slogans aux insultes, aux menaces et aux violences. Gouverner, c’est expliquer, écouter, convaincre, trancher et faire accepter.

Le Parlement a certes un rôle primordial en la matière, mais face à des choix de société majeurs, c’est au peuple d’en décider directement.

La constitution de la V° République a inscrit à cet effet le référendum.

Le pouvoir socialiste aurait-il peur du verdict des électeurs ; c’est pourtant le moyen le plus légitime de faire trancher ces deux questions par les Français.

Exigeons le référendum !

dimanche, 2 décembre 2012

Edito du 2 décembre 2012

Trop c’est trop !

Allons-nous accepter de nous suicider par procuration ?

Quels que soient les griefs et les antagonismes entre François Fillon et Jean-François Copé, la médiation de Alain Juppé se devait d’aboutir.

L’idée d’organiser un référendum interne pour décider ou non d’une nouvelle élection pour la Présidence de l’UMP relève de la pantomime.

Jean-François Copé conscient de la très grande fragilité de son élection devrait avoir l’intelligence de remettre lui-même en jeu l’élection.

Il est encore temps ; demain il sera trop tard.

Il en portera la responsabilité pour l’avenir de notre Mouvement.

Je ne peux pour ma part accepter le spectacle affligeant que nous donnons aux Français depuis deux semaines. A quinze mois des élections municipales, la priorité doit être donnée à l’action de terrain.

Proposer une autre politique, un nouveau projet pour Paris, c’est l’objectif que beaucoup d’élus parisiens souhaitent voir engager aujourd’hui.

C’est l’objectif que je me donne pour notre ville et pour notre arrondissement.

dimanche, 25 novembre 2012

Edito du 25 novembre 2012

Que retenir de l’actualité de ces deux dernières semaines en dehors du feuilleton UMP.

Un Président de la République lors de sa conférence de presse acquit à la méthode Coué : « j’ai fait mes choix… ces choix sont conformes à mes engagements » à croire qu’il a oublié ses engagements de campagne mais on serait mauvais prince de lui reprocher cette perte de mémoire ; ses électeurs s’en chargent sondage après sondage.

Par contre son scénario sur une sortie de crise en 2013 relève malheureusement de l’incantation, inquiétante de la part du Chef de l’Etat, et l’aveu d’une absence totale de stratégie.

Toujours le même Président de la République déclarant un jour devant l’assemblée des maires qu’il était attaché à leur liberté de conscience pour le mariage des homosexuels, puis déclarant le lendemain devant un autre auditoire que la loi s’appliquerait pour tous les maires ! un tel comportement d’irresponsabilité n’est pas acceptable du premier responsable politique de l’Etat.

Un Ministre de l’Intérieur qui dérape sur le terrorisme dont il attribue le retour dans notre pays au gouvernement précédent ; plus grave, sa volonté devant les chiffres de la hausse de la délinquance au cours des 6 derniers mois de changer l’appareil statistique « pour le rendre totalement transparent » ou plus opaque ?

Un Premier Ministre pris d’une autorité soudaine sur le projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes que l’on a connu en d’autres circonstances plus ouvert au dialogue. On peut effectivement s’interroger en ces temps de crise sur l’utilité d’un tel projet qui dépassera les 600 millions d’euros du départ alors que l’aéroport actuel pourrait sans aucun doute être modernisé pour un coût très inférieur sans détourner 2000 hectares de terre.

Dans le même temps, nous assistons à une prise de conscience de la société civile. Après la levée de bouclier de patrons anonymes contre les nouvelles mesures fiscales en matière de plus-values, c’est au tour des professions médicales de s’élever contre la stigmatisation des leurs avec l’interpellation directe de Marisol Touraine par un chirurgien de la main comparant sa rémunération à l’acte avec le coût du coiffeur de la ministre pour lui démontrer que les abus de dépassements d’honoraires de quelques-uns ne doivent pas être un motif pour discréditer une profession toute entière.

Par ailleurs, de nombreuses voix s’élèvent sur le vote par le Parlement de la proposition de loi socialiste reconnaissant le 19 mars comme journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Les exactions commises après le cessez-le-feu du 19 mars 1962 imposaient le choix d’une autre date de recueillement, ce qu’avait compris le Président Jacques Chirac en choisissant la date d’inauguration du mémorial du quai Branly du 5 décembre. Il est regrettable que le pouvoir socialiste par le choix de cette nouvelle date méprise le souvenir des victimes civiles et militaires tuées après le 19 mars 1962, alors que de surcroit depuis la loi du 28 février 2012 la mémoire de tous les morts pour la France est honorée le 11 novembre.

Terminons par les gesticulations de Arnaud Montebourg menaçant de nationaliser le site de Florange qui nous renvoie à la belle époque des ministres communistes pur jus.

Tout ceci n’est pas de nature à rendre les Français confiants dans leur avenir ; c’est probablement la raison qui les pousse à épargner, la dégradation de la note de la France par l’agence Moody’s avec une perspective négative constituant un élément d’inquiétude supplémentaire.

jeudi, 22 novembre 2012

Edito du 22 novembre 2012

Si Jean-François Copé n’a pas gagné l’élection à la Présidence de l’UMP, si François Fillon n’a pas perdu l’élection à la Présidence de l’UMP, notre Mouvement sort fracturé de ce mauvais feuilleton.

Que ceux qui croient l’avoir emporté fassent preuve de retenue ? difficile de l’espérer tant les paroles prononcées dans les derniers jours de la campagne resteront pour longtemps lourdes de conséquences.

Les adhérents dont le vote n’aura pas été comptabilisé ou qui auront renoncé à voter devant les difficultés pour atteindre l’urne détiennent eux aussi une part du résultat qui leur a été volé.

Le mal est fait ; il laissera pour longtemps des traces indélébiles.

On peut encore espérer sauver l’unité du Mouvement en demandant à Alain Juppé, comme vient de le faire François Fillon, de constituer une équipe dirigeante provisoire chargée d’organiser dans les meilleurs délais un nouveau vote sécurisé.

A défaut l’implosion de l’UMP est certaine car au-delà de la fracture morale, c’est la fracture politique qui est au cœur du débat.

La dérive droitière de l’équipe dirigeante sortante heurte la conception humaniste et sociale de la politique qui est le fondement de notre Mouvement.

La ligne Copé de la « droite décomplexée » peut faire illusion auprès de certains militants, il n’en est pas de même de nos électeurs.

Aujourd’hui il appartient à chacun de faire son examen de conscience et de réfléchir au cadre de son engagement politique au regard de ses convictions.

lundi, 19 novembre 2012

Edito du 19 novembre 2012

Stupeur, incrédulité, il n’y a pas assez de qualificatifs pour exprimer les réactions d’adhérents de l’UMP devant les déchirements étalés dans les médias à l’issue du vote d’hier.

Désarroi et colère de nos électeurs devant tant de propos haineux marquant la profonde fracture au sein de notre Mouvement.

Quel que soit le vainqueur proclamé par la Commission Electorale, le rassemblement sera difficile à renouer car ce sont deux conceptions de l’action politique qui se retrouvent dos à dos.

L’équipe dirigeante sortante de l’UMP porte une lourde responsabilité dans cette situation conflictuelle qui résulte d’une organisation défaillante de ce vote qui a vu des électeurs attendre parfois plus d’une heure pour voter dans des conditions déplorables ou tout simplement renoncer et rentrer chez eux.

Nous sommes sans doute nombreux ce soir à nous poser de sérieuses questions sur l’avenir de notre Mouvement.

lundi, 12 novembre 2012

EDITO du 12 novembre 2012

Le débat sur le mariage entre personnes de même sexe aborde enfin les questions fondamentales de société qui dépassent la simple question de l’acte civil dans laquelle le pouvoir socialiste veut l’enfermer.

Quelles est cette gauche habituellement acquise aux débats en tout genre qui interdirait, au nom du principe de détention de la vérité, telle ou telle catégorie de la société de discuter et d’émettre un avis sur cette question.

Les Français doivent pouvoir débattre avec sérénité de toutes les conséquences d’une décision remettant en cause les fondements millénaires de notre Société.

Le Président de la République et le Gouvernement doivent prendre garde à ne pas tenter d’escamoter ce débat au risque de se trouver confronter à une réaction violente d’une partie de l’opinion publique.

La rue ne peut être le forum de ce débat fondamental.

Quant aux maires manifestants leur volonté de ne pas célébrer de telles unions si la loi était votée et de les déléguer à leurs adjoints, ils contribuent par leur attitude réductrice à discréditer leur position faisant ainsi le jeu de la gauche.

Il est indispensable que les Français soient clairement informés des implications multiples qu’une telle décision aurait sur le droit de la famille, la filiation, les successions.

Le remplacement dans le code civil de la référence au père et à la mère par celle de parent 1 et de parent 2 ou de tout autre terme asexué sera lourd de sens.

Ce choix d’une société nouvelle justifiée par l’évolution des mœurs ne peut être décidé par une majorité parlementaire simplement parce qu’elle figurait dans le programme électoral du Président de la République.

De même, une nouvelle majorité parlementaire ne pourrait demain revenir en arrière.

Ce choix d’une société nouvelle doit être tranché directement par les Français par référendum.

Le Président de la République ne peut priver les Français de leur décision.

Exigeons le débat, exigeons le référendum.

dimanche, 28 octobre 2012

EDITO DU 28 OCTOBRE 2012

Les APPRENTIS, telle était la une de Libération jeudi matin, et enfonçant le clou le quotidien poursuivait dans son éditorial sur « la longue liste de couacs, de ratés ou de bisbilles publics qui jette déjà le trouble».

La grosse bourde de Jean-Marc Ayrault annonçant la décision du Conseil Constitutionnel d’annuler la Loi sur le logement social pour vice de forme alors que le Conseil ne devait se réunir que l’après-midi pour prendre sa décision, est venue renforcer le sentiment de malaise de plus en plus ressenti par les Français à l’égard du Pouvoir en place.

L’affirmation que 9 Français sur 10 ne seraient pas touchés par les hausses d’impôts et de taxes est une tromperie manifeste qui en dit long sur son impréparation à gouverner.

Car ce qui pourrait apparaître comme de simples maladresses de début de mandat devient 6 mois après inquiétant sur la capacité à gouverner du Président de la République et de son Gouvernement.

L’amateurisme généralement dénoncé traduit une inquiétude grandissante sur les mesures économiques et fiscales qui enfoncent chaque jour un peu plus le pays dans la récession.

Plus grave encore, la baisse de morale sans précédent des décideurs économiques, mais aussi d’une grande majorité de travailleurs risque de mettre en péril l’équilibre social de notre société.

La gestion du dossier PSA sera à cet égard emblématique. Le soutien de l’Etat par une garantie à la banque interne du constructeur ne doit pas se faire au détriment de sa gouvernance qui doit pouvoir mener à bien les restructurations indispensables à sa survie.

Les leçons du passé avec l’exemple de la disparition de Manufrance devraient être révisées par le Pouvoir.

dimanche, 21 octobre 2012

EDITO du 21 octobre 2012

L’inconséquence du Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, est effarante.

Non content de se prononcer sur la dépénalisation du cannabis, il affiche des propos d’une naïveté déconcertante.

Puisqu’il y a une économie de la drogue, puisque la lutte contre celle-ci est inefficace, dépénalisons et tout rentrera dans l’ordre !

Quelle irresponsabilité face aux parents et à leurs enfants.

Tous les experts sérieux s’accordent sur les dégâts causés au cerveau des plus jeunes par le cannabis, n’en déplaise aux bonnes consciences.

Certes le Premier Ministre a recadré son Ministre, mais le Président de la République qui dit faire de l’éducation une priorité devrait exiger de son Ministre qu’il se soumette ou se démette.

Mais François Hollande a-t-il l’autorité suffisante pour l’exiger ?

Que peut-on attendre d’un Président de la République ayant peur de son ombre.

Il a suffit que filtrent quelques mesures phares du rapport de Louis Gallois sur la relance de la compétitivité, rapport commandé par l’Elysée pour que François Hollande déclare précipitamment qu’il ne sera pas lié par ses propositions.

Un pas en avant, deux pas en arrière.

Il est malheureusement prévisible que ce rapport sans concession d’un grand capitaine d’industrie marqué à gauche ne rejoigne dès sa publication les archives des rapports mort-nés.

A un mois de l’élection, le 18 novembre, la course à la Présidence de l’UMP prend une tournure équivoque.

La déclaration de Jean-Pierre Raffarin instrumentalisant une rivalité Sarkozy/ Fillon pour contester, même si il s’en défend, la légitimité de François Fillon, et appelé de ses vœux l’élection de Jean-François Copé, est regrettable alors qu’il invite dans le même temps les deux candidats à calmer le jeu.

Jeter de l’huile sur le feu et dans le même temps vouloir l’éteindre n’est pas une attitude responsable.

Prenons garde de ne pas décevoir les Français en cette période de montée des difficultés en nous focalisant sur nos débats internes de parti.

Restons digne au cours de ces quatre semaines à venir.

Les adhérents de l’UMP auront à départager deux candidats ayant une sensibilité différente, prônant une ligne d’action différente, mais tournés tous les deux vers un objectif commun, celui de préparer l’alternance.

Face à ce défit majeur, le rassemblement auquel François Fillon nous invite constitue la meilleure voie.

Son  élection le 18 novembre à la tête de l’UMP marquera un nouveau départ pour notre Mouvement, mobilisateur pour l’ensemble des adhérents et sympathisants, et premier acte vers la mobilisation des électeurs autour d’un projet véritablement réformateur pour notre pays.

Retrouvez sur la page 7° de mon site, www.micheldumont.fr, mon intervention au Conseil de Paris du 15 octobre sur la question de la voie sur berge rive gauche.

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