L’audience constatée de l’intervention de Nicolas SARKOZY à la suite du sommet européen aura démontré l’attention extrême que les Français portent à la situation économique que nous vivons.

Le Président de la République a donné l’image d’un patron aux commandes confronté à l’environnement extérieur.

Le dernier sommet européen a enfin pris la mesure de la situation et avancé le cadre d’un assainissement de la situation financière dans laquelle se trouve l’euro.

La formulation pédagogique de son intervention était à la mesure de l’enjeu d’une compréhension la plus large possible de mécanismes aussi complexes que les objectifs de la restructuration de la dette de la Grèce ou de l’intervention du FESF.

La réaction de François HOLLANDE à cette intervention est du niveau de l’opposant systématique feignant de croire que le Chef de l’Etat décide seul de la politique européenne en l’accusant de ne pas protéger les Français.

Il est pour le moins curieux de l’entendre trouver la révision à 1% du taux de croissance « encore trop optimiste » après avoir avalisé dans son projet des primaires le programme socialiste des présidentielles basé sur un taux de croissance de 2,5%.

La promesse des 60.000 postes dans l’enseignement, des 300.000 emplois d’avenir ou des 500.000 contrats de génération, sans oublier l’extension du RSA aux moins de 25 ans sans condition préalable d’activité sont à ranger sur l’étagère des chimères socialistes. L’honnêteté voudrait que Monsieur HOLLANDE y renonce clairement ; on peut en douter.

Ne laissons pas notre pays réitéré l’erreur fatale des 35 heures et de la retraite à 60 ans.

Les socialistes et leurs alliés ont ruiné la compétitivité de notre pays. Nous en payons aujourd’hui le prix.

Etienne Mougeotte conclut avec justesse son éditorial du Figaro de samedi que le choix des Français en mai 2012 sera entre « un capitaine aguerri » et un « merlin l’enchanteur ».

Il appartient à chacun de nous d’en convaincre nos concitoyens.