Le Maire de Paris a une curieuse conception de l’organisation de la vie municipale.

J’en veux pour preuve la dernière séance du Conseil de Paris qui nous a permis d’assister à une pantalonnade affligeante.

Le Maire de Paris avait déposé un projet de délibération visant à augmenter très fortement la tarification des équipements sportifs utilisés par les associations.

Le dispositif aboutissait à multiplier par quatre les tarifs dès la rentrée 2012.

Devant le tollé suscité par cette mesure, il retira précipitamment ce projet de l’ordre du jour.

Mais qu’elle ne fût pas notre surprise de voir apparaitre un vœu en Conseil de Paris émanant de l’exécutif municipal pour soutenir le principe de l’augmentation de tarif objet de la délibération retirée.

Cette manière de procéder montre l’hypocrisie de la majorité socialiste incapable d’assumer ses positions.

Si le sujet n’était pas sérieux puisqu’il concerne l’équilibre financier des associations sportives parisiennes, on s’amuserait de voir le Maire de Paris émettre le vœu de promouvoir une décision qu’il a lui-même décidé de suspendre.

Le groupe UMP du Conseil de Paris souhaite que soit réalisé rapidement un audit des infrastructures sportives parisiennes particulièrement dégradées.

Le quart des piscines municipales dont celle du stade Emile Anthoine utilisée par les enfants du 7° arrondissement, sont fermées en raison de la présence d’un microbe résistant à tout traitement ; aucune date de réouverture n’est à ce jour envisagée.

D’autres menaces pèsent sur ce stade.

Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, la municipalité parisienne montre ainsi son incapacité à gérer les équipements publics, plus préoccupées par la mise en œuvre des grands projets dispendieux de son chef.

C’est particulièrement regrettable pour les jeunes privés de l’utilisation des équipements sportifs ainsi que pour les bénévoles des associations qui se dépensent sans compter pour mettre à leur disposition les infrastructures nécessaires.