Cette rentrée présente une image attristante de notre République.

Un juge d’instruction convoquant aux fins de mise en examen un procureur.

L’attentat de Karachi revenant subitement en boomerang dans le jeu politique.

Un juge convoqué par sa hiérarchie pour des déclarations calomnieuses sur le financement de la campagne du Président de la République.

Tout ceci pourrait apparaître comme le cours normal d’une justice attentive au respect de la légalité.

Pourtant, nombreux sommes nous à nous interroger sur les motivations cachées de ces affaires mises sur la place publique à quelques mois de l’élection présidentielle.

Le débat politique mérite pourtant en cette période de troubles financiers et géopolitiques une autre hauteur.

On peut raisonnablement se poser la question de savoir qui tire les ficelles et pour quel objectif ?

Si la volonté était de désespérer les Français, on ne s’y prendrait pas autrement pour les jeter dans les bras des extrêmes.

Il serait temps de se ressaisir sinon le réveil sera difficile en 2012.