Il n’y a bien entendu aucun point commun entre les tueries de Toulouse et le meurtre d’un jeune par quatre de ses copains.

Et pourtant ces deux évènements tragiques sont pour notre société un révélateur de la désocialisation d’une certaine jeunesse.

Au-delà du martyre des victimes, enfants et militaires tués ou blessés, familles meurtries, il est stupéfiant d’apprendre que la minute de silence ne s’est pas déroulée « normalement » dans toutes les écoles, soit en raison de perturbations de quelques élèves, soit en raison de la crainte de débordements de certains enseignants.

L’endoctrinement de jeunes fragiles, l’absence de valeurs sociales de jeunes plus ou moins déscolarisés sombrant dans la délinquance constituent chaque jour davantage une interrogation pour notre société.

La loi vraie ou fausse imposée par internet sans aucun garde-fou constitue l’une des menaces majeures pesant sur la jeunesse.

Il est de notre responsabilité individuelle et collective d’inverser cette tendance.

L’école doit redevenir le lieu d’apprentissage de la vie en société à une époque où la famille ne peut plus toujours l’assurer pleinement.

Comme le rappelait Luc CHATEL, Ministre de l’Education Nationale, de la Jeunesse et de la Vie Associative au diner de la Revue des deux Mondes cette semaine, ce n’est pas en alignant des enseignants supplémentaires comme François HOLLANDE le promet que nous réglerons le problème de l’enseignement.

On ne peut que saluer une fois de plus l’initiative du Ministre qui organise une nouvelle semaine de la presse et des médias dans les écoles « des images pour informer » afin de permettre aux jeunes de découvrir la diversité et le pluralisme des médias d’information et leur apprendre à analyser, hiérarchiser et vérifier les informations.

C’est ce type d’action de pédagogie dont les jeunes ont besoin.

L’angélisme de bon nombre d’esprits de gauche dans le domaine de l’enseignement devrait faire réfléchir les Français avant de glisser leur bulletin de vote.