La discussion à l’Assemblée Nationale sur le mariage gay touche à sa fin avec le vote définitif du projet gouvernemental la semaine prochaine.

Elle va maintenant se poursuivre au Sénat.

Plutôt qu’une guérilla à coup d’amendements, les sénateurs de l’opposition devraient prendre en compte les mises en garde du Conseil d’Etat sur les conséquences de ce projet sur le droit de la famille et sur celui de l’enfant afin de préparer à l’issue du vote définitif la saisie du Conseil Constitutionnel.

Je réitère les effets néfastes pour l’opposition du sentiment de lassitude des Français sur ce projet sociétale certes majeur mais qui ne doit pas masquer les conséquences des difficultés économiques auxquelles de plus en plus de nos concitoyens sont exposés.

La même réflexion s’applique à la préparation des élections municipales.

Dans l’attente de la probable annonce par François Fillon de ne pas se présenter à la Mairie de Paris pour se consacrer totalement à la préparation des élections présidentielles de 2017, les candidatures au fauteuil du Maire de Paris se font nombreuses.

Elles oublient un peu facilement que le statut de la ville de Paris fait passer l’accession au fauteuil du Maire de Paris par l’élection d’arrondissement.

Et l’élection d’arrondissement est avant tout une élection de proximité.

Ce simple rappel jette le doute sur la motivation de certains postulants à la candidature qui n’ont pas montré au cours de la mandature précédente une attention dans la résolution des problématiques quotidiennes des habitants de leur arrondissement.

Les électeurs sauront sans aucun doute faire la part entre l’envie d’améliorer la vie de leurs concitoyens et le souci de leur carrière.

Mais heureusement Paris ne manque pas de « politiques de terrain » attachés à leur arrondissement et à leurs habitants.