L’opposition est-elle tombée dans le piège de la diversion pour le plus grand bonheur du Président de la République, de son gouvernement et de sa majorité.

De plus en plus de voix s’élèvent dans la société civile pour mettre en garde les élus de droite sur la monopolisation du débat public sur le mariage homosexuel. La guérilla parlementaire n’est pas forcément la meilleure tactique.

Le Premier Ministre s’apprête à récidiver avec le thème du vote des étrangers alors qu’il sait pertinemment ne pas disposer de la majorité des 3/5° pour le faire adopter.

Et le Président de la République aurait l’intention de poursuivre dans cette voie en voulant supprimer le mot « race » de l’article 1 de la Constitution !

Mais qu’importe si le sujet permet une fois encore de détourner l’attention sur les vrais problèmes de notre pays.

Les leaders de l’opposition devraient y réfléchir.

La situation économique du pays continue de se dégrader mois après mois entraînant celle des ménages. La demande de prêts n’a jamais été aussi faible - recul de près de 30% des prêts immobiliers en 2012 -, les ventes d’automobiles s’effondrent, la consommation courante peine à se maintenir.



Le climat social se détériore jour après jour avec les annonces successives de fermetures d’usines.

Les finances publiques en panne de recettes alignent de nouvelles taxes comme celle sur les transports ou déploient de nouveaux radars sur les routes dont l’objectif premier semble éloigné de la sécurité routière.

Il serait donc temps que les leaders de droite s’arrachent à leur réflexion stratégique du « moi » et se lancent résolument dans le débat économique sur lequel ils sont attendus par une majorité de Français.

Aujourd’hui, les priorités ne sont pas les réformes sociétales mais celles des structures de l’Etat et des Collectivités Territoriales, et avant tout le défi du redressement économique.

Nous serions bien inspirés à interpeller le pouvoir socialiste sur l’absence de politique économique mettant dangereusement en péril l’avenir des Français et de leurs familles ainsi que la cohésion sociale de notre société.