Le Gouvernement s’est enfin décidé à lancer le projet de construction des nouvelles lignes de métro encerclant la capitale ainsi que l’extension de la ligne 14 intra-muros.

Laissons à Jean-Marc Ayrault le plaisir de s’en attribuer la paternité en rebaptisant le projet GRAND PARIS en NOUVEAU GRAND PARIS.

Objectif : 200 kms de lignes nouvelles à l’horizon 2030 ; c’est à quelques nuances près la reprise intégrale du projet du Gouvernement Fillon.

Saluons néanmoins cette décision pragmatique qui donne un signal fort sur le plan économique.

Les élus parisiens resteront attentifs au financement des travaux indispensables d’amélioration des lignes de métro existantes qui présentent de fortes dégradations.

A cet égard, gardons présent à l’esprit le mauvais exemple de la SNCF privilégiant la construction du TGV à l’entretien du réseau existant avec les conséquences que nous connaissons.

Les piscines parisiennes souffrent elles de la prolifération d’un champignon tenace ou tout simplement d’une absence de politique de la ville ?

11 piscines fermées sur les 38 de la Capitale.

Le Maire de Paris se défend en invoquant l’âge moyen des établissements proches de 50 ans.

Mais pourquoi n’a-t-il rien entrepris pendant 2 mandatures qui auront duré 13 ans.

Pas un seul plan de restructuration de ces bassins et seulement en 2013 un audit décidé à la hâte pour une analyse de la situation.

Pourquoi s’est-il abstenu de favoriser la reconstruction de la piscine Deligny que j’avais défendue avec mes collègues du 7e arrondissement ?

Pourquoi n’avoir pas recherché une solution pour la réhabilitation de la piscine Lutétia ?

Autant de projets bloqués par Bertrand Delanoë au profit de ses grands chantiers personnels.

Aujourd’hui pour le 7e la piscine Emile Antoine, seul établissement de proximité disponible, est de nouveau fermée.

Pourquoi une nouvelle fermeture après quelques mois de remise en service ?

Pour une raison simple, un manque de volonté politique de la ville d’investir dans ce bassin et ce centre sportif que des projets immobiliers programmaient la destruction.

Le bilan de l’ère Delanoë en matière de « bien vivre » se révèle négatif. Une voirie en décrépitude, des espaces verts mal entretenus, une propreté de l’espace publique médiocre, sans oublier une politique d’équipements publics discriminatoire envers les arrondissements de droite.

Le changement en 2014 est indispensable.