La première année de mandat de François Hollande se solde par une crise de société comme rarement la France en a connu.

Le Président de la République et son gouvernement en porte l’entière responsabilité.

Elu plus d’un rejet de Nicolas Sarkozy que par adhésion à son projet, il n’a eu de cesse depuis 12 mois de nier la réalité économique menant une politique destructrice pour le pays qui s’enfonce inexorablement.

Empêtré dans l’affaire Cahuzac, il attise le rejet de la classe politique dans son ensemble.

Sa fuite en avant dans la « gestion » de sa réforme du mariage restera comme le plus grand gâchis sociétal qu’aura connu La France.

La droite parlementaire n’apparait toujours pas aux yeux des Français comme porteuse d’une espérance.

Le vote perdu de la présidence de l’UMP alimenté par le débat interne sur son devenir plonge ses électeurs dans le doute.

Toute la vie politique semble aujourd’hui centrée sur les multiples procédures judiciaires complaisamment étalées sur la place publique.

Prenons garde au rejet des forces politiques républicaines au profit des extrêmes de tous bords qui capitalisent jour après jour les soutiens des laissés pour compte.

Et que dire du voyeurisme alimenté par les médias comme le téléfilm diffusé cette semaine par France 2 mettant en scène de façon indécente l’ancien Président de la République Jacques Chirac.

Sans un sursaut salutaire, La France risque de continuer à s’enfoncer inexorablement dans une crise économique, sociale et morale dont il lui sera difficile de se relever.

Il en va de la responsabilité de l’ensemble de la classe politique.