La séance du Conseil de Paris de lundi dernier s’est ouverte sur un rappel au règlement de Jean-François Legaret, Président du Groupe UMPPA, interpellant le Préfet de Police sur les conditions d’intervention des forces de l’ordre lors de la manifestation contre le mariage pour tous.

Le Maire de Paris, abonné à son rôle de bon élève, n’a pas manqué de défendre le Préfet de Police et le Ministre de l’Intérieur en stigmatisant les propos de l’opposition.

Difficile séance également pour Bertrand Delanoë avec le dossier sensible des rythmes scolaires.

Sa soif de reconnaissance par le pouvoir socialiste pour sauver la réforme du Ministre de l’Education Nationale coûtera probablement plus de 50 millions d’Euros pour une mise en œuvre chaotique à la rentrée de septembre prochain.

Ses collègues Maires de Lille et de Lyon auront eu la prudence de reporter cette réforme à la rentrée 2014 afin de la mettre en œuvre dans des conditions satisfaisantes pour les enfants.

Dommage pour les écoliers parisiens et leurs enseignants qui devront subir les conséquences d’une impréparation pour satisfaire la stratégie politique du Maire de Paris.

Cette séance aura vu également le rejet par la majorité socialiste des « vœux » déposés par les Groupes UMPPA et UDI pour s’opposer à l’implantation du monument de l’OPEX Place Vauban (éditos précédents).

Nous devrons donc poursuivre notre action auprès du Ministre de la Défense et du Ministre Délégué aux Anciens Combattants afin que le choix initial de la place de Fontenoy soit respecté.

Je soutiens l’action du Comité de Défense de la place Vauban récemment constitué qui a tenu sa première réunion la semaine dernière ; j’ai une fois de plus dénoncé lors de celle-ci la duperie du Maire de Paris qui sans état d’âme a pris le contre-pied du vote unanime des élus de mars 2012.

En marge du Conseil de Paris les affaires contrariantes s’accumulent pour le Maire et sa Majorité.

Le marché de ramassage des ordures ménagères dont je relevais dans un précédent édito le renouvellement précipité avant la fin de la mandature est de nouveau sous le feu de l’actualité avec la mise en examen de la Présidente de la Commission d’appel d’offres de l’époque, Adjointe du Maire de Paris, pour le dernier marché passé en 2006.

La Convention domaniale signée avec la Fédération Française de Tennis permettant l’extension de Roland-Garros a été annulée par le Tribunal Administratif de Paris ; en jeu la destruction des deux serres d’Auteuil classées monument historique et naturel que le Maire de Paris avait préféré à la couverture de la voie d’accès à l’A13.

Et que dire de l’explosion du budget de la Canopée des Halles passant de 250M€ à plus de 800M€.

Le bilan de l’action de Bertrand Delanoë apparait chaque jour un peu plus critiquable en cette fin de mandature.Les Parisiens doivent être conscients de la responsabilité de Anne Hidalgo, candidate à sa succession, à ce bilan.

Reconduire la Majorité Socialiste au Conseil de Paris en 2014 conduirait à une amplification de la dérive budgétaire qui aura vu sur 12 ans une augmentation de + de 80 % de la fiscalité.