Le délit d’opinion serait-il en passe de devenir une arme de gouvernement.

Une centaine de députés UMP ont décidé de reprendre à leur compte la critique exprimée par Henri Guaino à l’encontre du juge Gentil.

Ne nous y trompons pas, cette affaire n’est pas anodine.

Que l’Union Syndicale des Magistrats réagisse en portant plainte pour outrage à magistrat ne constitue pas une réaction surprenante, les magistrats de ce syndicat se considérant intouchables.

Ce qui est par contre stupéfiant, c’est la décision du parquet de Paris d’ouvrir une enquête préliminaire contre Henri Guaino.

Cette action montre la détermination du pouvoir socialiste de bâillonner la représentation nationale qui lui est opposée.

La centaine de députés faisant leurs les propos de Henri Guaino vont-ils eux aussi être poursuivis ?

Tout aussi grave est la répression exercée contre les opposants au mariage pour tous.

Le pouvoir socialiste peinant à mobiliser ses troupes dans la rue a d’abord tenté de sous estimer grossièrement le nombre de manifestants.

Puis il a fait en sorte que des débordements se produisent aux abords des Champs Elysées en n’assurant pas un dispositif de dispersion en rapport avec la foule des manifestants. Une autre tactique a consisté à tenter de rendre les Manifs Pour Tous impopulaires en bloquant la circulation des automobilistes et des piétons notamment sur le 7° arrondissement, ou en faisant procéder à l’enlèvement injustifié des véhicules en stationnement avenue de Breteuil.

Dernier fait d’arme des autorités policières, procéder à l’interpellation de toute personne portant le sweat-shirt de la Manif Pour Tous pour attroupement interdit.

Le délit d’opinion en vigueur dans certains pays totalitaires serait-il en train de se développer en France ? On peut légitimement se poser la question.

La loi vient d’être promulguée par le Président de la République assortie d’une recommandation du Conseil Constitutionnel sur la protection de l’enfant ne matière d’adoption.

Dimanche 26 mai, une nouvelle manifestation des opposants est programmée.

Mais c’est lors du prochain scrutin des élections municipales que le rejet du pouvoir socialiste devra s’exprimer.