Paris, le 9 juin 2013

Madame la Maire,

Votre lettre datée du 24 mai 2013, par laquelle vous m’informez de votre décision de mettre fin à ma délégation aux grands projets et à l’urbanisme, m’est bien parvenue.

J’en prends acte, tout en m’étonnant de l’interprétation que vous avez cru devoir donner à mes propos, pour motiver votre décision.

En effet, invoquer la rupture du lien de confiance entre nous sur ce fondement signifierait que le travail que j’ai effectué au nom de l’équipe municipale dans le cadre de la délégation que vous m’aviez confiée en 2008, a pu être entaché de partialité, voire d’irrégularité, pour des raisons partisanes.

Je veux croire qu’une telle hypothèse n’est pas dans votre esprit, et je suis soulagé de constater que vous ne l’écrivez pas.

En revanche, la rupture de la confiance entre nous est plutôt à considérer dans les deux sens, puisque cette confiance, c’est vous qui l’avez rompue, et depuis bien plus longtemps.

J’en veux pour seule preuve formelle la façon dont vous avez modifié sans aucune concertation préalable avec les intéressés et l’équipe municipale, les délégations de certains de vos adjoints, à l’encontre de ce qui avait été fixé d’un commun accord à l’issue des élections municipales de 2008.

Cette manière de procéder a provoqué la fracture de la cohésion municipale et de cette confiance dont vous prétendez vous prévaloir aujourd’hui.

Mon analyse sur votre gestion des dossiers du 7ème arrondissement n’est que la conséquence, non seulement de ce que les élus et les habitants de l’arrondissement constatent, mais aussi de la façon très personnelle dont vous concevez le fonctionnement de l’équipe municipale.

Je tiens également à souligner que vos propos sur les indemnités « conséquentes » que je reçois au titre de mon mandat de Conseiller de Paris, me paraissent déplacés, dans la mesure où ce type d’indemnités a été fixé, pour moi comme pour vous, par délibération du Conseil de Paris, sans avoir pour autant la signification d’un quelconque lien de dépendance entre nous. Penser le contraire serait une erreur juridique, voire historique.

Votre décision à mon égard ne fera qu’ajouter à la confusion des genres que vous entretenez depuis 6 ans à la mairie du 7ème arrondissement.

Je m’engage dorénavant dans la voie du changement, et je continuerai comme par le passé à œuvrer pour le 7ème arrondissement et ses habitants.

Je vous prie d’agréer, Madame la Maire, l’expression de ma considération distinguée.

Michel Dumont Conseiller de Paris Vice Président du groupe UMPPA