A la séance du Conseil de Paris de lundi 8 juillet 2013, un débat est organisé sur l’aménagement des rythmes scolaires à la rentrée de septembre prochain dans le cadre du vote de plusieurs délibérations.

Le Maire de Paris a en effet choisi de mettre en place en moins de 5 mois la réforme sur les rythmes scolaires voulue par le Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, alors que nombres de Maires de grandes villes comme Lille et Lyon ont estimé préférable de reporter cette mise en œuvre à septembre 2014 afin de se donner le temps de la réflexion.

C’est donc dans une précipitation préjudiciable à une bonne gestion des rythmes scolaires que deux délibérations portant sur des subventions à 354 organismes publics ou privés pour un montant total de 7.651.064€ sont soumises au vote des Conseillers de Paris.

Malgré l’affirmation du Maire de Paris de proposer aux 137.000 enfants scolarisés dans 662 écoles maternelles et élémentaires des activités facultatives gratuites et de qualité avec le concours de partenaires, on peut douter que dans un laps de temps aussi court la ville ait pu étudier et valider les offres de service de plusieurs centaines d’associations qui se voient ainsi attribuer cette manne financière considérable.

Notre interrogation est à la hauteur du temps habituel mis par les services de la ville à étudier la moindre subvention à une association d’intérêt local pour laquelle une masse de documentation comptable et d’objectifs est réclamée.

On est en droit d’exiger une vigilance renforcée notamment en terme de profil des intervenants pour des activités déléguées au bénéfice des enfants scolarisés.

Il est donc peu probable que chaque dossier de candidature ait pu faire l’objet d’une étude complète dans un temps aussi court.

C’est la raison pour laquelle, lors de l’examen de ces deux délibérations en Conseil d’Arrondissement, je me suis abstenu lors du vote comme plusieurs de mes collègues considérant la légèreté du dossier présenté par le Maire de Paris.

Notre groupe réitérera la même position au Conseil de Paris